Elevage de reines



Depuis la nuit des temps où l'homme héberge des colonies d'abeilles dans des ruches, il n'a cessé de les prendre avec lui lors de ses déplacements et migrations. La motivation qui l'anime était et qu'il l'anime encore aujourd'hui, ses abeilles sont meilleures que celles que là où il ira.

En Europe, au moins 11 races d'abeilles mellifères (Apis mellifera) existent (A.m.carnica, A.m.mellifera, A.m.ligustica, A.m.iberiensis, A.m.macedonica, A.m.carpatica, A.m.cecropia, A.m.adami, A.m.caucasica, A.m.siciliana, A.m.ruttneri) et chacune adaptée à son environnement et à ses conditions climatiques.

En parallèle à cette migration de personnes et d'abeilles, les apiculteurs suisses importèrent et importent encore des reines pour améliorer la performance de leur rucher. 

Cette cohabitation de races d'abeilles apportent un métissage, une hybridation, de l'abeille à tel point qu'au milieu du siècle passé les apiculteurs suisses demandèrent de l'aide à la Confédération car elles étaient devenues tellement méchantes qu'ils ne pouvaient plus faire de l'apiculture.

La Confédération mandata un chercheur du Liebefeld, Hans Schneider, pour trouver une solution. Il étudia plusieurs races qui répondaient au mieux à notre environnement, à nos conditions climatiques, à notre courte saison et au besoin de retrouver une douceur. Il proposa différentes races à la société romande l'apiculture et celle-ci retient l'abeille Apis mellifera carnica.

Les principales caractéristiques de cette race sont : douceur, population nombreuse et rapide développement au printemps.

Avec ce choix, la commission d’élevage SAR vu le jour avec Charles Maquelin en 1962 et pendant plus de 40 ans il oeuvra dans la conservation de cette pureté de la race carinca en Suisse romande, accompagné des moniteurs-éleveurs romand. Depuis Mélanie Grandjean a repris ce poste à la CE-SAR.

La douceur de l'Apis mellifera carnica a permi pendant toutes ces années de voir apparaître des ruchers dans les villages et dans les villes.